Rénovation énergétique : faut-il s'attendre à une reprise en 2015 ?

La rénovation thermique des bâtiments pourrait booster le marché

Les dernières études en date semblent aller dans le bon sens pour les franchiseurs et les franchisés du secteur du bâtiment et de la rénovation.

Des chiffres encourageants

Une étude publiée en mai dernier l'attestait : 2015 sera l'année de la rénovation thermique. Dans son document intitulé "La rénovation thermique ds bâtiments - produits isolants et fenêtres : prévisions 2015, évolutions réglementaires et axes de développement des opérateurs", le cabinet d'études Xerfi envisageait une reprise de +6 % sur l'année.

Pour s'en tenir aux chiffres actuels, l'Observatoire permanent de l'amélioration énergétique du logement (Open) a diffusé sa dernière étude le 14 janvier. Réalisée à partir d'enquêtes auprès des installateurs, elle a pour but d'estimer l'état du marché sur l'année 2013.

Amélioration des techniques et baisse des coûts

L'enquête Open met en valeur le rôle joué par la performance des solution énergétiques modernes. La progression de l'isolation thermique des toitures et des façades de 60% en est le principal signe. La plupart des rénovations de façades (45%) et de toitures (60%) comprend désormais une rénovation thermique. Les équipements de chauffage très performants sont deux fois plus nombreux dans les projets de rénovation d'aujourd'hui que dans ceux de 2006.

Parallèlement, les propriétaires privilégient des rénovations effectuées étape par étape pour mieux intégrer les coûts dans leur budget. En 2013, sur les 265.000 logements rénovés, 90.000 chantiers ont été finalisés dans l'année, contre 175.000 entamés deux ou trois ans auparavant. Cela représente respectivement une baisse d'un tiers des chantiers et une augmentation de 12 % des rénovations étalées sur plusieurs années. Les chantiers de rénovation globale sont également passé de 33% de parts de marché en 2008 à 15% en 2013. On peut attribuer cette baisse à la crise et au recul des acquisitions de logements. Quoi qu'il en soit, il est désormais possible de dire que l'objectif du gouvernement de rénover 500.000 logements chaque année (dont 120.000 du parc de logements sociaux) à compter de 2017 n'est plus une chimère.

Des aides qui pourraient changer la donne

L'ambition des pouvoirs publics de procéder à la rénovation thermique de millions de logements s'accompagne de plusieurs mesures incitatives. L'éco-prêt à taux zéro permet à tout propriétaire, qu'il soit occupant ou qu'il loue un logement, de bénéficier d'un prêt sans intérêt d'un montant pouvant atteindre 30.000 euros dans le cadre d'un projet d'éco-rénovation.

Encore appelé CIDD au mois de septembre dernier, le CITE (crédit d'impôt transition énergétique) permet de déduire des impôts 30 % des dépenses d'équipement ou de main d'oeuvre pour certains travaux de rénovation énergétique dans la limite d'un plafond spécifique (8.000 euros par personne, plus 400 euros par personne à charge). Bien entendu, les travaux doivent être effectués par un professionnel titulaire du label RGE (reconnu garant de l'environnement).

En plus de ceci, les ménages peuvent s'adresser à leurs collectivités locales, qui proposent des aides pour la rénovation énergétique. On citera en exemple le succès de l'opération "Mur/Mur" de la communauté d'agglomération Grenobles-Alpes Métropole.

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