Les mesures gouvernementales et la reprise

Le bâtiment redeviendra-t-il un moteur de la croissance ?

La Fédération française du bâtiment estime qu'un logement construit entraîne la création de 1,6 à 1,7 emplois. Un chiffre qui semble vérifier le vieil adage " Quand le bâtiment va, tout va. " Mais quand le bâtiment ne va pas ?

Le bâtiment, un secteur encore moteur ?

Les franchiseurs comme les franchisés du secteur du bâtiment sont toujours à l'affût d'informations qui pourraient présager d'une reprise. Or, le marché ne semble pas bénéficier pleinement des mesures du gouvernement destinées à relancer l'activité. La dernière enquête mensuelle de conjoncture effectuée en août par l'Insee montre que le secteur est à son niveau le plus bas depuis 1997. L'indicateur synthétique du climat des affaires reste en dessous de sa moyenne de long terme, de même que les soldes correspondant à l'activité.

Les entrepreneurs interrogés par l'Insee sont plus nombreux à indiquer une baisse de leur activité ainsi que de leurs effectifs (tous deux passés et prévus). Ils jugent également que leurs carnets de commande sont inférieurs à la normale. Près de 20 % des chefs d'entreprise disent rencontrer des obstacles à l'accroissement de leur activité. La baisse des prix semble toujours être une préoccupation pour un grand nombre des professionnels du secteur.

Beaucoup de leaders d'opinion regrettent la perte d'intérêt de la société du 21ème siècle pour le bâtiment. Les pouvoirs publics lui préféreraient l'industrie, plus exportable, la finance ou les nouvelles technologies, secteurs plus médiatiques et donc plus profitables d'un point de vue politique. Laurent Clavel, économiste à l'Insee, estime que la morosité du secteur du BTP sera une des causes d'une croissance attendue inférieure à la prévision de 1 % annoncée par le gouvernement. L'estimation étant de + 0,7 %, on constate que le bâtiment pourrait apporter les 0,4 points qui manquent.

Pourtant, le plan de relance du bâtiment mis en place par le gouvernement, ainsi que la loi Pinel (anciennement loi Duflot) démontrent une véritable volonté de donner un coup de pouce à un secteur qui, de tous temps, a été un indicateur de croissance pour l'économie du pays.

La grogne dans les Deux-Sèvres

" Il faut que le gouvernement tienne ses engagements " a récemment déclaré Joël Coué, le président de la Fédération Française du bâtiment 79 dans les colonnes de la Nouvelle République. Les Deux-Sèvres ne sont qu'un exemple de la réaction des entrepreneurs du bâtiment, franchisés tout comme indépendants. Principale raison du mécontentement : le flou qui entoure les mesures du gouvernement. Les investisseurs et les ménages ne sont pas tenus informés des possibilités de défiscalisation et d'investissement qui auraient le pouvoir de faire à nouveau du secteur du bâtiment et de la rénovation un véritable moteur de la croissance.

Signe des temps, la Fédération des Deux-Sèvres déplore de ne pouvoir organiser les Coulisses du bâtiment, un événement au cours duquel des élèves de collège visitent des chantiers. En effet, le département n'a aucun chantier à montrer aux futurs professionnels du secteur.

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